Les mots, la poésie, donnent sens à la souffrance, à la gaîté, à l'angoisse, à la colère, à la tendresse…
La plupart d’entre nous croyons que les congés payés ont été une avancée sociale importante, que les voyages forment la jeunesse, sont source de connaissance et de tolérance, que le tourisme est un « moment de liberté gagnée ou de repos du guerrier mérité. » (page156) La réalité est tout autre.
Entretien par Francine Sporenda autour des sujets abordés dans le livre Sagesses incivilisées
Anthropocène ? Capitalocène ? Mégalocène ? On ne compte plus les néologismes pour nommer les destructions écologiques en cours.
L’anthropocentrisme est une philosophie, une religion, une représentation du monde qui place l’humain adulte mâle, l’Anthropos, au centre de la Sauvageresse et de l’Univers.
En observant les alignements de pins à perte de vue sur des surfaces planes et monotones caractéristiques des paysages des Landes de Gascogne, il est difficile d’imaginer que cette région a été profondément transformée au cours des derniers siècles par l’action conjuguée de l’expansion du capitalisme et de l’aménagement territorial par l’État-Nation français moderne.
Dans son essai, L’imposture océanique. Le pillage « écologique » des océans par les multinationales, Catherine Le Gall remonte la piste des pollutions terrestres pour identifier les causes de la diminution des populations marines.
Dans les pages qui suivent, je vais tenter de démontrer pourquoi le mythe du suprématisme de l’humain adulte mâle, étalon de mesure de toute chose, est le produit de la domestication. Ce mythe, dont la prétention est de se libérer de la fragilité et de la mortalité de la chair, s’appuie sur des institutions et des techniques de domination.
Aqueducs, moulins à eau, barrages… par Ana Minski Une rivière est un corps d’eau vivante, une vouivre sombre et scintillante qui parcourt, de sa source à son estuaire, des montagnes, des gorges, des plaines, des forêts, des estives, […]
Il est surprenant qu'à l'heure actuelle certains espèrent encore que les énergies dites "vertes" puissent respecter les conditions de vie terrestre, offrir une vie d'abondance aux humains, restaurer les sols, les océans, les ruisseaux, l'air et la biodiversité. Certains pensent encore qu'elles répondent au souhait de tous les peuples de la Terre qui rêvent de faire fonctionner leurs usines, leurs smartphones, leurs ordinateurs, de couper leurs arbres pour transformer leur horizon en champs d'éoliennes. Pourtant, nombreux sont les articles qui démontrent qu'elles ne sont qu'une gigantesque campagne publicitaire menée par des hommes possédés par le goût du profit et qui se moquent bien de transformer la planète en enfer.