L'auteur analyse les politiques de gestion de mobilité des populations pour mettre en lumière l'importance de ces dernières dans l'expansion du capitalisme.
En observant les alignements de pins à perte de vue sur des surfaces planes et monotones caractéristiques des paysages des Landes de Gascogne, il est difficile d’imaginer que cette région a été profondément transformée au cours des derniers siècles par l’action conjuguée de l’expansion du capitalisme et de l’aménagement territorial par l’État-Nation français moderne.
« De quoi vivaient tous ces patriciens pauvres ? La carrière pour eux était d’entrer au service de leur seigneur. […] Ainsi enregistré, le jeune noble faisait partie de la maison du seigneur, il était de ses suivants ; celui qui le nourrissait et le protégeait, en échange de quoi il le servait, lui obéissait, le suivait à la guerre, en mission, ou, dans sa disgrâce, en exil, parfois même jusque dans la mort, se suicidant sur sa tombe. »
Anti-civ